1,2,3
1, je découvre
2, je chante
3, je déchante
Peut-être que ça devient lassant, répétitif les bières les bastons les élans affectifs qui sortent du fond du bide grâce a deux ou trois bières. Une floppée de gens assis ou debouts sur du vert, ne sachant plus vers qui aller.
Tu les aime, tu les aime, et pourtant, un peu de solitude. Le fait de se sentir banal au milieux de tous, ou de ne pas être le centre d'attention puisque amour déjà acquis. Je voyais ça avec plus de paillettes, plus grandiose. Encore plus de chaudes larmes. Il m'en reste encore bloqués au fond de la gorge. Fin de rites, d'habitudes, de visages, de couloirs, de marches à grimper, fin de la flaque d'eau au milieu de l'escalier, du yukulele le mercredi midi, plus l'impatience d'avoir une note, plus de contrôle de vocabulaire, plus de profs que t'as envie de massacrer, plus de récrés salle des internes, de jeudi de 16 a 17 à ne rien foutre, plus de baguette de pain au beurre salé, de clopes sur la fenetre et de mercredi après midis.
Début de la cour des grands, gérer, gérer l'argent, les doutes, le noir, le grand gouffre juste devant, prendre les responsabilités à bras le corp, un jour prochain voter, être considérée comme une adulte, souffrir x2? Appeler maman qui me fera des tupperware, acheter une table basse a ikea, oublier au fur et a mesure et pleurer pour autre chose, aller a Rennes, a Angers, a Saumur, a Montpelier, a Avignon. Se retrouver, chanter Suzon. Se rapeler les années lycées, la gueule qu'on avait. Regarder les photos. Continuer a fêter nos anniversaires.
Y'a pas de début sans une fin qui se détériore, qui se dissous petit à petit.
J'accepte.
Ca passe juste tellement vite.